Oroboros

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Oroboros

Message par Vicky le Mer 18 Jan - 19:48

Chapitre 1 :

2h47
Un mini-van fonce dans la nuit. 6 amis rentrent d’une fête. Ambiance survoltée et insouciante.

« _ Allez Alex Fonceuuuh ! »
« _ Vicky ! Arrête de secouer mon siège !! On n’ira pas plus vite pour autant ! »
« _maiiiiis ! J’avais promis à ma coloc d’être rentrée avant 2h30 ! Je vais encore me faire engueuler !»
« _ écoutes, recule ta montre d’1/4 d’heure et dis –lui que c’est elle qui avance ! »
« _ Ah mais ouais pas con ! Merci Julien <3 !»
« _Eh Cous’ ! Monte le son ! »
« _Et la politesse Fabien ? »
« _Rooh ça va la naine, retourne cultiver tes fraises ! »
« _ NON MAIS T’EN VEUX UNE ?! »
« _ Fabien ! Rafaela ! Mais c’est pas bientôt fini ?! »
« _Laisse les Cath, c’est toujours pareil, il la cherche et elle part au quart de tour. »

2h56
« _Alex ? T’es sur que c’est la bonne route ? »
« _bah ouais, je suis le même trajet qu’à l’aller mais dans l’autre-sens. »
« _Mais on à pas passer de passage à niveau à l’aller… »
« _Il me semble pas. »
« _Aleeeeex ! Je vais vraiment être en retard ! »
« _Laisse bét’ Vick, il s’est paumé, tu seras jamais à l’heure ! »
« _Fabien ferme la ! Si Alex dis que c’est le même chemin, c’est qu’il à raison ! »
« _Ouais, tu pourrais l’ouvrir quand t’auras ton permis ! »
« _cause toujours ras-du-sol ! Tu penses que tu dépasse la taille limite pour le passer le permis ? »
« _ Je vais t’éclater ! »
« _Pfff… bon allé »
2h59
Le van s’engage sur le passage à niveau.

3h00
Le moteur s’arrête. Le véhicule est au milieu de la voie.
Silence.

« _ Oh ! Tu vas pas nous faire le coup de la panne j’espère ! »
« _ Alex ! Faut le dire si t’es en manque plutôt que nous faire un coup pareil ! »
« _ Haha ! J’ai pas besoin du coup de la panne moi Môsieur. »
« _Bon aller, c’est dangereux de rester sur un passage à niveau. »

3h08
Clé qu’on tourne dans le vide.
Aucune réaction.

« _Allez ! Je viens tout juste de le faire réviser ! »
« _Bon, je propose qu’on descendent et qu’on le pousse, je suis pas rassurée personnel… »

3h13
Portière verrouillée.

« _Julien ? Alex ? Vous pouvez déverrouiller les portières ? »
« _ Quoi ? Mais elles sont pas verrouillées ! »
«_ Arrêtez c’est pas drôle, ma portière refuse de s’ouvrir. »
« _Je pensais que tu savais au moins ouvrir une portière ! »
« _ les mecs, de mon côté non plus ça ne s’ouvre pas ! »
« _ Cath ! C’est pas le moment de plaisanter ! »
« _ Mais je plaisante pas !! »

3h19
Essais infructueux de tous les passagers.

« _Bordel ! C’est pas drôle laissez-nous sortir ! »
« _Oh ! Panique pas ! On va appelez les flics ! »

3h21
Correspondant injoignable.

« _Merde merde merde ! Ça répond pas ! »
« _Essayer de briser les … »

3h22
Signal sonore et lumineux. Arrivée d’un train.

3h23
Silence.
Hurlements.
Les occupants du mini-van tentent par tous les moyens possibles de sortir de ce futur cercueil de métal. Le véhicule tangue mais ne cède pas.

3h27
« _Je veux pas mourir comme ça ! Je veux pas ! »
Soudain, deux phares éclairent l’intérieur du mini-van. Ses occupants se regardent, espérant apercevoir la solution de leur libération dans les yeux de leur voisin.
Vicky croise leur regard, l’un après l’autre, et les observe, gravant ses dernières secondes dans sa mémoire. Alex serre Catherine dans ses bras. Catherine tient la main de Rafaela, en état de choc. Fabien, blanc comme un linge la tient par les épaules et regarde son cousin. Julien pose sa main sur son épaule. Mais l’autre est agrippée au siège comme à une bouée de sauvetage. La jeune brune la prend doucement et la serre dans la mienne. De l’autre, elle serre la main d’Alex qui pleure silencieusement, le menton posé sur le crâne de Catherine. Elle ne dit rien. Elle vas mourir ici, avec ses amis. Elle croise leur regard et lit tout ce qu’elle y trouve : choc, incompréhension, douleur, déni, rage, terreur, appréhension… Ils savent qu’ils vont mourir. Le hurlement du train devient tonitruant à mesure que les phares approchent. La jeune femme sourit malgré la boule de rage et de chagrin mêlés coincés dans sa gorge. Une larme coule lentement le long de sa joue et brille dans la lumière jaune.
« _Au moins au à plus de chance de se retrouver tous ensemble derrière la barrière. »
Julien la regarde et tente un rire qui ressemble plus à un sanglot.
A cet instant précis. Vicky est envahie de rage. Pourquoi ?! Ils sont encore si jeunes ! Ils ont la vie devant eux ! Et que c’est il passé ?! C’est tellement injuste !
Et tandis que le train se met à faire hurler ses freins à quelques mètres du véhicule. La brune lance un regard plein de défi au monstre qui leur fonce dessus. Elle refuse de mourir comme ça mais est bien obligée de l’accepter.
Choc d’une violence incroyable.

3h33
Collision.


Vicky
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Re: Oroboros

Message par Vicky le Mer 18 Jan - 19:52

Chapitre 2 :


Faits divers :

Hier soir, un accident spectaculaire a eu lieu sur le passage à niveau ***, entre un mini-van et un TGV, faisant une vingtaine de blessés légers, pris rapidement en charge par les secours. Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances de l’accident.

D’après les enquêteurs, ce passage à niveau serait la scène d’un suicide collectif organisé par 6 jeunes, pour le moment inconnus.

En effet, Le mini-van était stationner tout feux éteints, sur la voie, portières et vitres fermées de l’intérieur. De plus, une quantité incroyable de sang retrouvé sur les lieux c’est avérée être après analyses, un mélange de 6 sangs différents, appartenant sûrement aux occupants du véhicules. Par ailleurs, les enquêteurs ont retrouvés de nombreuses affaires personnelles (vêtements, bijoux, pièces d’identités…) dont 6 portables, tous éteints.

Seulement, plusieurs points restent encore à élucider : qui sont ses jeunes gens dont les visages ont disparus de leurs papiers ? Le véhicule étant fermé de l’intérieur, par qui ? et surtout : Où sont donc passé les 6 corps déchiquetés par l’impact qui aurait dû se trouver là ?


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Re: Oroboros

Message par Vicky le Mer 18 Jan - 19:54

Chapitre 3 :

3h 33
Territoire inconnu.

Un petit garçon accroché au bras de sa mère observe le ciel pendant qu’autour de lui la fête de succès du rite de son grand frère se déroule. Mais rien ne l’intéresse plus que ce ciel noir aux deux lunes et aux centaines de milliers de points lumineux, appelés étoiles. Le petit garçon du haut de ses 6 ans, trouve que le mot étoile est le plus beau de la terre. Parce qu’une étoile tout là-haut, doit avoir une vue magnifique sur ce monde. Le garçonnet en était tout à sa contemplation quand un mouvement céleste à sa droite attira son attention. Il tourna la tête et n’en crût pas ses yeux : Les étoiles tombées ! L’enfant poussa un cri qui alerta sa mère et pointa du doigt les six étoiles chutant sur terre. Sa mère fût terrifiée par cette image et, en poussant tout le camp à l’abri, courut vers le chaman du village. L’homme courbé sur un bâton tout aussi tordu sue lui restait calme malgré le chaos qui régnait actuellement sur les huttes. Il n’aurait jamais crûs avoir la chance de vivre assez longtemps pour voir cela. L’ancienne prophétie se réalisée, laissant entrevoir un meilleur futur pour les générations à venir. Hochant la tête, il caressa celle du jeune garçon qui avait vu les étoiles filantes :
« _ Mon petit, puisse tu avoir la chance de connaitre une ère de paix. Et que les Oroboros te garde.»
Puis le vieillard s’avança et fit sonner un gong qui calma instantanément tout les habitants.
« _ Mes amis, dit le vieillard d’une voix forte, c’est étoiles tombant sur la terre sont l’annonce d’une ère nouvelle ! Car elles annoncent le retour des Oroboros ! Les Unificateurs de nos peuples disparus il y à de cela 333 ans ! Souriez ! Dansez ! Ce soir est un grand soir ! C’est le retour de nos biens aimés Rois et Reines, Imperators et Impératrices ! Le retour des Oroboros ! »
Sur ces mots, le chaman partit d’un grand rire en serrant la mère et l’enfant dans ses bras. Les hommes et femmes rassemblés autour d’eux connaissaient tous la légende des Oroboros, et ne tardèrent donc pas à rejoindre la ronde. Le petit garçon était émerveillé, ainsi, les Anciens Rois et Reines se déplaçaient par les étoiles. Il revint à la réalité quand on l’attrapa par le cou en lui frottant le poing dans les cheveux.
« _ Petit frère, merci ! Grâce à toi ma fête de passage restera un moment inoubliable ! »
Le jeune garçon sourit
« _ J’ai juste levé les yeux grand frère ! Remercie plutôt les Oroboros. »

Et tandis que les danses s’enchainaient les unes après les autres, les deux frères observèrent les six étoiles former un cercle puis se séparer, chacune d’entre elles partant dans des directions opposées.

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Re: Oroboros

Message par Vicky le Ven 3 Fév - 6:18

La jeune fille sentit la caresse du soleil sur sa joue. Emergeant doucement du sommeil, elle tourna la tête de l’autre côté et souffla sur la mèche de cheveux qui lui chatouillait le nez. Sans que cela fasse beaucoup d’effet. Elle soupira et en grommelant ouvrit un œil pour replacer cette mèche gênante. La saisissant entre le pouce et l’index, elle voulut la replacer derrière son oreille mais remarqua une chose étrange : ses pointes lui semblait assez… rouges. Sans faire plus attention, elle la replaça derrière son oreille et chercha une position plus confortable. Bizarrement le contact des draps sur sa peau était différent par rapport à d’habitude. Sa mère avait dû changer les draps pendant qu’elle était absente. D’ailleurs, elle avait fait quoi la veille ? Aucun souvenir. La dernière chose dont elle se souvenait c’était … c’était…
Image brutale de deux phares et d’un hurlement strident et métallique.
La jeune fille cria et sauta en dehors de lit.

Ce souvenir la ramena durement à la réalité et elle réalisa plusieurs choses :
1. Elle était dans une chambre inconnue
2. Elle était dans un endroit inconnu
3. Elle était pour elle-même une inconnue
4. Elle hurlait vachement fort
5. Elle remarqua quand une femme entra paniquée, qu’elle parlait une langue inconnue
6. Et surtout qu’elle était nue.

La jeune fille se jeta sur les couvertures et s’enveloppa dans la première à sa portée. La femme qui était entrée pendant qu’elle hurlait s’approcha doucement d’elle. Ses paroles incompréhensibles créaient une douce mélopée rassurante. Pourtant la jeune femme se recroquevilla sous son drap et observa la femme. D’une peau assez mate, plutôt caramel, elle portait un fichu sur des cheveux verts attachait en deux tresses longues. Ses yeux pourtant était dérangeants… comme fendu, comme une pupille de chat… Sa robe longue, marron et sobre, ressemblait aux robes des femmes du moyen-âge. Elle portait un tablier d’un blanc éclatant qui tranché avec le tissu foncé de la robe, et la jeune femme resta les yeux fixés sur cette tache éblouissante et ne remarqua pas tout de suite qu’un homme était entré dans la pièce. Elle sursauta quand il lui passa un collier autour du cou et instantanément, compris les paroles des inconnus. Avec un joli accent chantant, l’homme posa une main sur sa tête et lui sourit

« _ N’ayez crainte, nous ne vous voulons pas de mal. »

« _Excusez-moi mais je suis dans un endroit inconnu, je parle une langue inconnue, avec des inconnus, je suis une inconnue, et je suis nue. Je pense avoir le droit d’être légèrement apeurée. »

L’homme rit et demanda à la femme d’apporter des vêtements à leur invitée et de la mener vers les bains. La femme lui sourit, observa la jeune femme d’un œil critique et sorti en souriant. L’homme s’accroupit pour être à la hauteur de la jeune femme et se présenta :

« _ Mon nom est Dyl’hami Makeml, je suis le chef du clan des Chasseurs. Vous êtes mon invitée d’honneur jeune femme, et je suis prêt à répondre à la moindre de vos questions. Lamy’lo, ma femme ne vas pas tarder à revenir avec des vêtements et de la nourriture avant de vous mener vous rafraichir aux bains. »

« _Merci c’est très gentil à vous M. Makeml. »

« _Appelez moi Dyl’hami. Et vous pouvez me tutoyer »

« _Merci mais je me sens incapable de tutoyer un ainé. D’ailleurs, je me serais bien présentée moi aussi mais j’ai peur de ne plus me souvenir de qui je suis… »

Dyl’hami se renfrogna. Il semblait déçu

« _ Oh, et sauriez vous comment je suis arrivée ici ? lui demanda la jeune femme »

« _ J’aurais espérez que vous m’appreniez d’où vous veniez… Vous vous êtes tout bonnement « écrasée » au milieu de notre village, lui dit-il dans un grand sourire. »

La jeune femme interloquée répéta le mot écrasée sans bien comprendre. Sur ces paroles, la femme en robe marron, que la jeune femme soupçonner d’être Lamy’lo, réapparut et d’une voix chantante lui annonça que le bain était prêt et qu’il n’attendait plus qu’elle, précisât-elle en lui faisant un clin d’œil. La jeune femme devant tant de sollicitude se sentait rassurée. Pourtant, elle restée assez inquiète de ne plus se souvenir de qui elle était ni de comment elle était arrivée là… sa mémoire était une feuille vierge où le seul indice était cette image qui… le hurlement métallique retentit plus assourdissant et effroyable que tout à l’heure, et des visages familiers, les traits distordus par la peur lui apparurent, s’enchainant avant la vision des phares. La jeune femme ressentit la peur la plus atroce possible associée à la rage de vivre lui torde l’estomac et en poussant un cri déchirant, elle s’évanouit de douleur.

Elle reprit peu à peu conscience dans le bain. Des jeunes filles la soutenaient, leurs visages inquiets penchés au-dessus du sien. Elle leur sourit pour les rassurer et ferma les yeux. Elle connaissait très bien les visages de son "souvenir". Ils avaient tous un nom. Alex. Catherine. Rafaela. Fabien. Julien. Et pourtant… Elle avait d’autres noms en tête… d’autres souvenirs d’eux… qui ses superposaient et se mélangeaient entre eux. Tout cela était assez déroutant. Surtout qu’elle avait beau chercher, elle ne se retrouvait pas dans ses souvenirs ; ni famille, ni amis autres que les 5 dont les visages qui lui était apparus, ni petit ami potentiel, ni rêves, ni mauvais moments… rien. La jeune femme rouvrit les yeux, regarda les petites filles qui jouaient à s’éclabousser et observa la salle. D’une assez grande taille, taillée dans une roche rouge, décorées de peintures turquoise, pourpre, carmin et doré et de sculptures taillées à même la roche, elle était éclairée naturellement par une ouverture grossièrement pratiquée dans le plafond d’où semblait s’écouler de la végétation, d’un genre tropical, coloré, ainsi que de minces filets d’eau. Des flambeaux colorés étaient disposés tout autour des différents bassins, eux-mêmes de différente taille, de forme et de profondeur. Dans ses bassins, des vieilles femmes papotent, un sourire épanouis sur le visage, des jeunes mamans font patauger leurs enfants, des petites filles s’éclaboussent et rient aux éclats… L’ambiance est apaisante grâce aux bruits de l’eau qui coule et des oiseaux. Soudain, des pleurs d’enfant retentissent. Une des petites filles jouant dans le bassin juxtaposé au sien se tient la tête et ses amies se regroupent autour d’elle. Inquiète, la jeune femme sort de l’eau et s’approche de la petite.

« _Là, là, c’est tout, montre moi où tu as mal, dit-elle en s’agenouillant près d’elle »

La petite à la peau caramel lève de grands yeux clairs pleins de larmes vers elle et consent à retirer ses mains de son crâne. La jeune femme se penche et à un sursaut de surprise : une petite oreille féline dressée sur son crâne saigne. D’une forme arrondie comme celles des guépards, elle est égratignée sur le bord extérieur. La jeune femme surprise jette un coup d’œil autour d’elle est comprend très vite. Toutes les femmes des bains ont un fichus sur la tête et une grande robe blanche et ce que la jeune femme prenait pour de la pudeur n’est en réalité que pour protéger leurs attributs félins de l’eau. Ramenant son attention sur la petite fille, elle sourit et lui fais un bisou sur la blessure en lui expliquant

« _ Regarde, je te fais un bisou magique pour enlever ta douleur et pffiut ! Tu n’as plus mal ! »

La petite fille pousse un petit cri quand les lèvres effleurent son oreille puis la regarde avec de grands yeux étonnés avant de lui sourire à son tour

« _ Tu es gentille je n’ais plus mal de tout, dit-elle en grimpant sur ses genoux, tu es une très belle magicienne ! »

La jeune femme rougit et l’eau attire soudain son regard. Mais son reflet trouble la dérange. Des yeux, elle cherche un miroir. La petite fille lui tire sur le bras pour attirer son attention.

« _ Les miroirs sont derrières les colonnes. Tu veux que je t’emmène ? »

Surprise, elle acquiesce et suis la petite qui trottine jusqu’aux colonnes. Son groupe d’amies suivant à une distance raisonnable la douce et jolie magicienne.
Arrivées aux miroirs, une curieuse appréhension lui prend le ventre. Comme si son esprit refusé qu’elle découvre son apparence. Pourtant la surface brillante l’attire. Ou est-ce la petite qui la tire ? Toujours en est- il qu’elle décide de s’asseoir les yeux clos devant le miroir. Une fois son cœur revenu à un rythme normal, elle prend une grande inspiration et ouvre les yeux.

C’est la première chose qu’elle voit. Ses yeux. Yeux dont elle se souvenait qu’ils étaient verts. La partie de son corps qu’elle trouvait la plus belle… Le droit est d’un vert émeraude tel quel le connait. Tandis que le gauche est d’une étrange couleur améthyste. Mais plus intense.

La deuxième chose qu’elle remarque : sa longueur de cheveux. Elle détache le chignon que lui à fait Lamy’lo et de longs cheveux cascadent jusqu’à ses reins. Eux qui ne lui arrivaient qu’aux épaules.

La troisième chose, c’est sa couleur de cheveux. D’une couleur indéfinissable brune aux reflets roux et blonds, elle remarque que ses pointes ont brunies, passant à un noir profond tandis que ses racines ont pris un joli carmin pleins de reflets.

En contemplant son reflet, une dernière chose frappa la jeune femme. Son nom était Victoire Cross. Surnommée Vicky.

Et en retrouvant son nom elle retrouva ses souvenirs.

Une grosse larme unique coula de son œil droit et suivit le contour de son visage avant de s’écraser sur sa main.

La petite aux oreilles de guépard s’approcha doucement d’elle et tira sur la manche de sa robe :

« _ Mademoiselle pourquoi tu pleures ? »

Vicky tourna la tête vers elle et lui sourit d’un air triste en posant sa main sur sa tête

« _ Parce que je suis morte et perdue loin des miens. »


Vicky
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Re: Oroboros

Message par Vicky le Dim 12 Fév - 18:06

CHAP 5 :

-JULIEN !

Le jeune brun se réveilla en sursaut et regarda affolé autour de lui. Il n’aurait pu en jurer, mais il lui semblait être le seul occupant de la pièce. Mais qui l’avait appelé ? D’une main, il se gratta le crâne, tandis que de la deuxième il tâtonna à côté du lit, cherchant ses lunettes. Un bourdonnement dérangeant semblant provenir du dehors de la chambre. Qui semblait assez… excentrique. Passant sa main sur son visage, il remarqua qu’il portait déjà ses lunettes et les retira. Sa vision était nette.

« _ Curieux… »

Les lunettes ressemblaient pourtant en tous points aux siennes. Jusqu’à l’éraflure sur la branche droite due à son cousin.
… Son cousin ? Il n’en avait aucun souvenir… Avait-il seulement un cousin ? Son prénom était Julien, la voix l’ayant appelé ainsi. Mais pour le reste…. Comme un lendemain de fête trop arrosée, dès qu’il tentait de se souvenir de quoi que ce soit, une migraine le menaçait. Irrité, il décida de sortir de cette chambre et d’interroger la première personne qu’il trouverait. Julien leva la tête de sa monture et observa les différents objets hétéroclites qui n’auraient jamais dû se retrouver tous rassemblés en un même endroit : le lit sur lequel il était allongé était posé à même le sol et entouré de différentes caisses en bois, annotés de signes incompréhensibles et sans ordre bien précis, sur lesquels étaient posés divers objets, de l’éléphant indien aux reliques d’Amazonie en passant par des vases chinois aux couleurs criardes. Les objets, plus ou moins descriptibles, s’amoncelaient dans un équilibre instable on ne sait comment, et certaines piles allaient jusqu’à toucher le plafond. D’ailleurs, le plafond était invisible, caché par des tissus tendus comme dans les souks, des squelettes d’animaux inconnus, des armes, et autres… Julien crut même apercevoir un Hun empaillé… Cette salle commençait à lui faire froid dans le dos, et le jeune homme chercha des yeux une sortie. Un hublot éclairait une pile de… choses à sa droite mais il ne pouvait pas y avoir accès (ou plutôt, il préférait ne pas s'y risquer sans être sûr que ce n’était pas des poissons carnivores qui nageaient dans l’aquarium qu’il devrait escalader). Il décida donc de tenter sa chance de l’autre côté de la pièce, derrière un paravent de bois rouge et des armures. Mais alors qu’il se leva, une grande découverte lui fit froid dans le… dos. Il était nu, et aucun jean à l’horizon.

«_Nom de… »

Il décida donc de se draper dans sa dignité comme dans son drap et de partir à l’aventure.

« _ Veni, Vedi, Vici. » dit-il, d’un air pompeux, tentant d’imiter l’empereur romain en passant devant une glace.
Il n’avait pas fait deux pas qu’il y revint et se pencha le plus proche possible de son reflet.



Son œil gauche était jaune. Tandis que le droit était resté vert.

Surpris, le jeune homme recula et bouscula malencontreusement une des armures qui oscilla dangereusement. Il fit un bond sur le côté tandis que l’armure basculait, renversant sa voisine, ce qui déclencha une réaction en chaîne que rien ne semblait plus pouvoir endiguer.
Prenant ses jambes à son cou, le jeune homme slaloma entre les objets en fuyant la déferlante de bric-à-brac qui n’avait l’air de ne vouloir qu’une chose : l’écraser.

Julien esquiva le paravent et arriva enfin en vue de la porte quand deux
choses horribles arrivèrent :

Il se prit les pieds dans sa « toge »…

Et rentra de plein fouet dans la jeune femme qui avait eu l’amabilité de lui ouvrir la porte.



Julien plaqua ses mains sur ses oreilles alors que les objets s’écrasaient dans un fracas de tous les diables derrière la porte close. Quand le silence revint, il ouvrit un œil sur la jeune femme rouge de colère, écrasée sous lui.

«_ Euuuuh… Salut ! Moi c’est…»

Son prénom fut couvert par le cri de fureur et les jurons de la jeune femme, plutôt poétiques.

Quelques minutes de hurlements et une baffe magistrale plus tard, Julien suivait la jeune fille, la joue brûlante où apparaissait une trace de main, et dans un pantalon trop grand pour lui qui n’avait de cesse de vouloir se faire la malle ! Curieux, il observa la jeune femme. Tout à l’heure, avant la baffe, il avait eu le temps de remarquer qu’elle avait des yeux marron, des taches de rousseur sur le nez et la peau assez mate. Peau qui mettait très en valeurs ses cheveux très blonds, pleins de reflets. Cheveux aussi très longs, l’unique tresse de la jeune fille se balançant jusque sous ses fesses. Elle portait un pantalon de cuir brun assez moulant ainsi que de grandes bottes de cuir à revers. Sa chemise large, beige clair, resserrée à la taille par un gros ceinturon, était agrémentée d’un petit gilet en cuir sans manches. Dans l’ensemble, tout ceci faisait très pirate.

Tout à ses réflexions, le jeune homme faillit se casser la figure quand le sol fit un écart.

Le sol ?!

La jeune femme tourna la tête dans sa direction et lui adressa un sourire moqueur :

« Pour un homme tombé du ciel, tu n’as pourtant pas le pied ! »
Et sans autres paroles, elle ouvrit une porte et lui ordonna d’entrer.

La pièce était spacieuse et lumineuse, la lumière du jour entrant par de grandes fenêtres sur le mur du fond. De grandes bibliothèques vitrées parcouraient les murs, remplies de bibelots et de volumes reliés de cuir. Du plafond de bois sombre pendait un immense chandelier doré. Sur le sol, un gigantesque tapis aux motifs d’inspiration orientale, ne cachait pas mais mettait en valeur un sol de bois sombre aussi ciré que le plafond. On aurait dit deux miroirs. Au fond de la salle, devant les immenses vitres, un bureau grand comme une Porsche luisait. Des sièges de cuirs ayant l’air des plus confortables semblaient attendre leur occupant. Et une petite voix lui souffla qu’il n’allait pas tarder à s'y assoir. Poussé par la jeune femme, le jeune homme avança et continua son inspection. Sur le bureau impeccablement ordonné étaient posés une lampe à huile ouvragée, une plume, un poignard (qu’il espérait être un coupe-papier) et un bloc de feuilles jaunies. Un sous-main en cuir protégeait aussi le bureau des malencontreuses taches d’encres. Derrière le bureau, un grand siège de cuir rouge sombre, digne d’un PDG, était tourné en direction des vitres. Bref, ce bureau aurait pu faire partie d’un magazine de décoration.
Arrivé devant les sièges, la blonde lui intima d’une poussée l’ordre de s’asseoir. Et le fauteuil était bien aussi confortable que ce que son apparence promettait.

Au bout de plusieurs minutes de silence, le jeune homme tenta bien de lancer la conversation mais sans grand succès. D’un seul coup, le fauteuil tourné vers les vitres jusque là pivota dans leur direction. La jeune blonde baissa immédiatement la tête et, elle qui était jusqu’alors restée debout, posa rapidement ses fesses sur l’extrême bord du fauteuil. Leur interlocuteur semblait être quelqu’un d’important. Julien tourna la tête vers le siège, mais tout ce qu’il vit fut un gigantesque chapeau orné d’une plume d’autruche.

« _ Bien, bien, bien, notre jeune invité surprise s’est réveillé ! Tu aurais au moins pu éviter de renverser toutes mes trouvailles dans la réserve ! Ça va prendre un temps fou pour tout ranger ! »

La voix provenant de sous le chapeau était féminine et moqueuse. Le jeune homme allait donc lui sortir une bonne réflexion sur la façon qu’elle avait de ranger quand elle leva la tête. Sa beauté était à couper le souffle. Blonde, la peau mate, le visage carré et séduisant, ses yeux bleus étincelaient de culot et d’intelligence. Son visage était encadré par des cheveux blonds aux multiples reflets, allant du quasi argenté au miel sombre, et cascadant avec grâce jusqu’à sa taille. Elle portait une veste militaire cintrée de couleur bordeaux ornée d’un jabot blanc à plusieurs volumes et de broderies dorées. Elle portait des gants en cuir bruns et il brillait à ses doigts des rubis, émeraudes, et saphirs, ainsi qu’une chevalière en argent à sa main droite. Tout chez cette femme irradiait l’intelligence et l’élégance. Ses lèvres fines s’étirèrent en un sourire moqueur sur des dents d’une blancheur éblouissante et le jeune homme déglutit avec peine. Il lui fallut un moment avant de reprendre pied avec la réalité et de comprendre à nouveau les mots qu’il percevait.

« _ … que vous avez un bon petit pécule, après les dégâts fait à la voile et au pont. Sans compter les cordages brulés ! »

« _ Euh vous pouvez répétez ? »

La jeune blonde assise à ses côtés sursauta et le regarda avec horreur. Il lui lança un coup d’œil et haussa les épaules pour lui faire comprendre qu’il ne comprenait pas de quoi elle parlait. Il remarqua au passage une certaine ressemblance entre les deux femmes. Son interlocutrice eut un petit rire avant de lui répondre :

« _ J’ai dit que vous vous étiez écrasé sur le pont de mon navire et que vous alliez devoir me rembourser les dégâts sur le pont, la… »

« _ Hein ? Vous dites que je me suis écrasé ? Non mais je sais même pas où je suis ! »

Le jeune homme crut que sa voisine allait faire une attaque :

« _ Isabella ne vous a donc rien expliqué ? »

Aussi pâle qu’un mort, sa voisine Isabella donc, semblait vouloir disparaitre dans un trou de souris…

« _ Veuillez me pardonner, mère, bégaya-t-elle, je ne l’ai pas jugé utile car… »

« _ Tu n’as pas « jugé » ? Depuis quand juges-tu à ma place ? »

L’air s’était considérablement refroidi. Le jeune homme remarqua que du givre étoilait à présent les vitres alors que leur souffle formait des nuages de givre. La « Capitaine » (elle avait bien parlé de son navire) ne semblait pas ressentir les effets du froid et plutôt au contraire… bouillir.

Elle posa brutalement les mains sur son bureau et se leva. Isabella fit de même, la tête toujours baissée, torturant ses mains. La capitaine fit le tour du bureau et vint s’adosser au rebord devant le siège du jeune homme toujours assis. Elle lui fit un sourire taquin et lui tendit une main préalablement découverte.

« _ Enchantée jeune homme, Isabelle la Sanglante, Capitaine du Vaillant ! Bienvenue sur mon bâtiment ! »

« _ Tout le plaisir est pour moi madame la Sanglante, mon nom est …

Le jeune homme eut un vertige en lui serrant la main. Un hurlement strident résonna à ses oreilles alors qu’une lumière jaune l’aveugla. Des visages apparurent alors à ses yeux et il retrouva la mémoire.

D’une pâleur à faire frémir, il reprit ses esprits et baisa la main de son hôte.

« _ Julien. Mais appelez-moi… Balthy le Magnifique ! »

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Re: Oroboros

Message par Vicky le Lun 13 Fév - 21:23

Un bruis de métal qui s’écrase.

La jeune femme ouvre d’un seul coup les yeux et tourne la tête vers un visage de jeune garçonnet.

Celui- ci est térrifié, le menton tramblant et les larmes aux yeux. Il la menace avec une planche en bois. La jeune femme malgré son mal de tête lui sourit et remarque une petite fille, plus curieuse que terrifiée derrière le garçon. Le plus doucement possible elle se relève sur un coude. Le garçonnet smeble hésiter à lui lancer sa planche sur la tête pour voir si elle saigne bien rouge. La brune repose alors lentement les mains sur le sol. Et ce qu’elle remarque est surprennant : le sol est comme brulé ! les pavés ont l’air d’avoir été fondus à très haute température. Tout comme ses vètements ! la jeune femme pique un fard et cache de ses mains sa poitrine. Le garçonnet rougit aussi et tousse. Puis il recule et lui tourne le dos. La petite fille s’avance alors et s’agenouille à ses côtés.

« _ Tu es un ange ? »

La femme à soudain l’impression qu’une main se pose sur son épaule tandis qu’une voix chuchote à son oreille. Surprise elle tourne la tête mais il n’y à personne. Elle regarde de nouveau la petite fille blonde

« _ Non non, je m’appelle … je m’appelle… »

De nouveau le chuchotement, répétant toujours le même mot

« _ Catherine… je crois…, ajoute t’elle plus bas. Je suis humaine, pas un ange.»

« _ Ah ? Mais les humains ne tombent pas du ciel pourtant ! »

Interloquée, Catherine lève la tête et voit un gigantesque trou, comme une brulure, dans le toit de l’habitation… qui pourtant est déjà bien en ruine. Sur les bords, on peut encore apercevoir des flammèches et des braises. Sans faire plus attention à son air choqué, la petite fille entame ses explications avec de grandes gestes :

« _ On jouer dans ici, c’est notre maison secrète, avec mon frère Ruper (désigne du doigt le garçonnet brun qui fait mine de s’intéresser à autre chose), et moi c’est Eléonore, quand soudain ! SFOOOOOOUUUUUUCCCHHHHH ! (grands gestes de l’enfant) Une grande boule de feu est apparus dans le ciel est à pulvériser notre toit ! BLAM ! (Eléonore frappe dans ses mains, ce qui fait sursauter Ruper et Catherine). Avec mon frère, heureusement, on jouaient dehors à chasse la bébéte, tu connais ? »

Catherine fait signe que non et la petite fille semble horrifiée

« _ TU CONNAIS PAS CHASSE LA BÊBÊTE ????? »

« _ Pourquoi, pensa la jeune femme, t’as toujours l’impression d’avoir raté ta vie quand quelqu’un fait cet air là… »

« _ C’est très drôle ! Tu fais semblant d’être un chasseur et tu doit chasser ! Ça me fait vraiment très rire ! C’est certificationner ! »

La jeune brune ne peut s’empêcher de sourire devant la vision de cette mignonne petite fille, son air savant et son mot inventer.

« _ Donc toi t’as fait BOUM ! Et nous on à fait AAAAAAAAH ! Et après on à courus, parce qu’on était loin loin dans le champ ! Donc ont avaient plus de souffle et j’ai dû m’asseoir. Donc Ruper il est rentré tout seul et il est vite vite ressortis ! Et quand il est ressortis il était tout blanc comme ça (grimace de la petite qui creuse ses joues et tire sur ses paupières pour montrer le blanc de ses yeux) ! Comme un mort ! Tu sais ce que c’est un mort ? »

« _ Oui oui, lui répond gentiment Catherine »

« _ Une fois, eh ben, on à trouver un mort avec ma copine Mél. Le monsieur, le policier il à dis qu’il s’était sacider ! Avec une corde ! »

« _Euuuuh… »

« _Mais on à pas eu peur parce qu’il bouger plus. Alors que quand Rup il est sortit j’ai eu peur qu’il ne bouge plus ! Et il m’a dit de rester derrière moi, et il à pris un bâton ! Et on est rentré et… La petite fille farfouille dans sa poche, la langue coincée entre les lèvres et les sourcils froncés. C’est à toi ça ? »

Catherine, prend le bout de métal et de verre fondu et mais un long moment avant de s’apercevoir que ce sont ses lunettes. Elle n’est donc plus myope ? de plus en plus étonnée, elle remarque que le reflet que le verre fondu lui rend et différent que celui rendu dans son souvenir…

Souvenir ?

La jeune femme se prend soudain la tête entre les mains et serre les dents. Son mal de crâne, plus douloureux encore, lui fait monter les larmes aux yeux. La petite fille lui parle mais elle n’entend qu’un long sifflement métallique qui lui glace le sang. Soudain, la présence ressentie tout à l’heure se remanifeste et lui chuchote à l’oreille.

« _ Aie confiance, Catherine, fille de Kadaj, maintenant Kadaj… Aie confiance en ton ancêtre et laisse toi aller… N’écoute que le son de ma voix… que le son de ma voix »

Cette voix est familière pour la jeune femme. Tandis que la phrase s’imprègne dans son esprit, le hurlement disparait pour n’être plus qu’un vague couinement. Et à l’instant même où la voix se tût, un flash de lumière jaune aveugla la jeune femme. Elle poussa un petit cris tandis que des visages, s’imprimer sur ses paupières.

Pour la jeune femme, cette expérience dura des heures. En vérité seulement quelques secondes c’était écoulées.

Quand elle ouvrit les paupières, Eléonore revenait avec une bassine d’eau et une serviette. Délicatement, elle mouilla la serviette et lui posa sur le front.

« _Vos yeux sont très beaux. Je n’en avais jamais vu des de deux couleurs différentes. »

Surprise, Catherine pris la bassine et attendit anxieuse que l’eau se calme. Ce qu’elle vit la fit gémir d’effroi.

Ses cheveux étaient totalement argentés, avec de légers reflets bleus.
Et ses yeux…

L’un était de son marron naturel… tandis que l’autre était d’un vert/bleu
scintillant.

La jeune femme en lâcha la bassine.

Que lui était-il arrivé ? Et où étaient les autres ?


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Re: Oroboros

Message par Vicky le Lun 13 Fév - 21:36

Alexandre… Reviens-moi… Mon enfant… Mon héritier… Poursuit ma mission… Accomplis ton destin Héros… Alexandre… Alexandre… Dragonnoir… Dragonnoir…

Le jeune garçon dodelina de la tête avant d’ouvrir les paupières. Il bailla, se gratta l’oreille (qu’il trouva particulièrement rugueuse), et jeta un coup d’œil autour de lui. Ce qu’il vit le réveilla totalement.

Il était dans une sorte de grotte… entièrement noire. Eclairée par de grandes torches, il ne semblait pas y avoir d’ouverture. Le jeune homme souleva les peaux qui le recouvraient mais les remit immédiatement. Il n’avait même pas un caleçon ! Jurant dans sa barbe, il finit par se lever, un pagne de fourrure le faisant ressembler à un homme de Cro-Magnon pour seul habit. Prenant une torche sur le mur, il décida d’avancer à la recherche d’une sortie. Se grattant le dos, il avança droit devant lui.

Après plusieurs minutes de marche (et de grattage interminable : mais c’est pas possible j’ai chopé des puces à dormir dans des peaux de bêtes ?!), il arriva enfin à un escalier de pierre sombre. Posant sa main sur le mur, Alexandre remarqua qu’il était creusé dans une pierre poreuse, comme les roches volcaniques, et qu’elle dégagée une certaine chaleur. Montant les marches quatre à quatre, il ne tarda pas à arriver dans une nouvelle salle. Celle-ci, plus petites que la précédente, était de forme circulaire, en escalier montant en face de celui qu’il venait de parcourir. Une table couverte de fruits et de plats inconnus était installée en son centre. Espérant que tout cela était bien comestible, il s’y jeta, son estomac réclamant des vivres à grands cris.

Quand il eu finit, rien ne rester sur la table. A part les couverts et les plats.
Commençant à grimper l’escalier, il maudit tout les donjons qu’il avait dû parcourir quand il jouait à …

Alexandre pila à la moitié de l’escalier. Quand il jouer à quoi ?

Il se savait jouant beaucoup aux jeux vidéo… Et pourtant c’était le blanc. Le vide total. Il ne se souvenait de rien !

Pris de vertiges, il finit tant bien que mal l’escalier et se raccrocha à la paroi en arrivant en haut.

Il n’avait plus aucun souvenir. Et plus il chercher, plus ses souvenirs semblaient se dérobaient, s’écoulaient comme de l’eau.

Soudain, un homme de grande taille et assez corpulent apparu devant lui, un grand sourire sur le visage

« _ Mais c’est que notre étoile s’est réveillée ! » Dit-il en lui lançant une grande claque amicale dans le dos.

Claque qui fit faire un vol plané au jeune homme qui s’écrasa un peu plus loin.

Sonné, Alexandre vit l’homme courir (extrêmement rapidement malgré sa masse corporelle) vers lui.

Mais, soudain, ce n’était plus l’homme. C’était un train. Eblouit par ses phares. Assourdissant. Il tourne la tête et voit ses amis.

Catherine, qu’il serre entre ses bras.

Kaaaadaaaaj, fiiiiille des eeeeespriiiiits…

Rafaela, les joues mouillées de larmes.

Hiiiiilde, Vaaaalkyriiiie, guiiiiide des héééérooooos…

Fabien, aussi pâle que de la porcelaine.

Daaaarkaarrrs, l’être végétaaaaaaaal…

Julien, le regard perdu

Baaaalthiiiier, l’arracheurrrrr des veeeeents…

Vicky, le regard plein de haine et de remords

Héééééécateeeee, la foliiiiiie bestiaaaaaale…

Et le choc.

Toi Ô mon fils, tu poursuivras ma mission. Deviens Dragonnoir, Chevalier Reptile, et poursuis ma mission… Mon fiiils… Mon fiiiils…

La voix peu à peu s’évanouit, et c’est à nouveau l’homme qui se tient devant lui

« _ Hé ? Hééééé ! ça va fiston ? T’es pas bien solitude mon gars ! Je pensais que t’aurais plus de pêche, étant descendu d’une boule de feu ! »

« _ Une quoi ? »

« _ T’es sourds mon gars ? J’espère que je t’ais pas trop amoché ! L’Ancêtre m’en voudrait !! Tu vois le cratère là ? »

Du doigt, il désigne un cratère, comme après une chute de météorite, assez profond et large de plusieurs mètres.

« _ Làààààà ! Pile sur le monument du Héros ! L’Ancêtre en était tout chamboulé !! D’ailleurs viens il t’attend ! Et au fait, dit-il en lui tendant la main, toujours son grand sourire chaleureux sur le visage, Moi c’est Grôgl, le Dragon qui Chante ! Je tiens la taverne du village, c’est là que tu as dormis. »

Sur ces mots, il lui broy… serra la main

Le jeune homme ne pu s’empêcher de faire une grimace de douleur en récupérant sa main. Dont il se servit pour continuer de se gratter joyeusement.

« _ Enchanté, Alexandre. Mais où somme-nous ? »

« _ Tu tombes du ciel et tu sais même pas où tu atterris gamin ? Mais c’est le village Reptilis ! De renommée mondiale ! »

« _Ah ? »

« _ Oui ! C’est ici que le Héros Dragonnoir est né ! Me dit pas que tu l’ignorais ! »

Le jeune homme eu un sursaut en entendant ce nom

« _Drag… »

« _ Tiens débarbouille-toi ! T’es encore plein de suie sur le visage ! »

Grôgl le poussa devant une fontaine de pierre. C’est alors qu’Alex se rendit compte où ils étaient. Devant lui se dressait un immense volcan de pierre noire. Le ciel était amoncelé de nuages noirs et tout n’étais que dans des tons rouges et noirs. Aucuns arbres à l’horizon, assez limité à cause du volcan qui semblait pouvoir entrer en irruption d’un instant à l’autre. Déglutinant, le bruns se pencha vers l’eau et fixa son reflet. Il mit un moment avant d’apercevoir le changement de couleur de ses pupilles. La droite avait gardée sa couleur noire naturelle tandis que la gauche avait pris une teinte rouge.

D’un rouge vif.

Un rouge sang.

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Re: Oroboros

Message par Vicky le Mar 14 Fév - 13:48

Un village sous la neige. Les maisons de pierres en sont recouvertes. La glace et le froid envahissent tout. La neige recouvre tout, donnant à toute chose une apparence pure… mais salissante. Car sur le doux paysage hivernal se met soudain à goutter un liquide rouge et poisseux. Un liquide
qui la rends folle.

Le sang.

TUE, GUIDE, PROTEGES. VALKYRIE.

La frêle jeune fille ouvre instantanément les yeux et envoiz son poing dans la figure du jeune rouquin qui était penché au-dessus d’elle. Profitant de l’étourdissement de son adversaire, elle saute du lit sur lequel elle dormait et cherche rapidement une arme/une sortie. La pièce est de taille moyenne, entièrement faite de pierres de taille. Une grande cheminée la chauffe. Ainsi la brunette met-elle un moment avant de se rendre compte de sa nudité.

Rougissant, elle jette un coup d’œil vers le gamin qui reprend très lentement ses esprits. Vu le gabarit elle ne risque pas grand-chose mais on ne sait jamais. Elle saisit donc une veste de fourrure sans manches qu’elle enfile rapidement et une lance légère mais menaçante. Elle saute ensuite dans un caleçon grossier de tissus bruns.

Sommairement habillée, elle revient vers le rouquin toujours affalé au sol et pointe sa lance sur sa gorge.

« _TOI ! Je suis où là ? Et t’es qui ? »

L’ado saigne abondamment du nez. Il ouvre des yeux vitreux et lève la tête vers elle. Soudain, il semble reprendre ses esprits et pique un fard. Il parle mais dans un langage inconnu. Qui résonne pourtant familièrement à ses oreilles.

Lui, menaçait par la lance, cherche quelque chose dans ses poches. La jeune femme rapproche un peu plus l’arme de sa gorge.

« _ Si tu sors une arme, je n’hésites pas à te planter. »

Malgré leur différence de langue, il semble avoir compris et lève ses mains d’un air innocent. L’une d’elle est fermée. La brunette la désigne du menton. Il la tend vers elle et l’ouvre.

Une pierre rouge sang, montée en boucle d’oreille, si trouve. Le garçon sourit timidement et lui fait mime de la prendre. La jeune femme hésite puis la prends.

A peine sa peau est-elle entrée en contact avec la pierre qu’une décharge électrique la parcourt. Elle pousse un petit cris de surprise et instantanément, sa vision se dédouble : elle est toujours dans la pièce de pierres, mais elle est aussi ailleurs. Dans une… voiture. Avec des gens. Des… amis. Ses amis… La jeune femme sent que sa mémoire est comme une feuille vierge qui ne demande qu’à être salie de pensées. Alors elle voit, elle cherche. Elle se souvient. Aux visages s’associent des noms, des actions, des bons moments, des moins bons…

Mais un crissement métallique, comme un rire de fou, retentit. Elle ne comprend pas. Une lumière jaune, agressive, éclaire les visages de ses amis, visages de peur, de haine, d’appréhension.

Rafaela ferme les paupières.

Quand elle les rouvres, elle est dans un paysage inconnu et pourtant familier. Elle se tient dans la neige, la bise souffle et fait voler ses cheveux. Un paysage agressif et désertique, fait de rocs et de glace. Cet endroit. C’est chez elle.

Un vertige l’a fait reprendre pied dans la réalité. Sans faire plus attention au garçon, elle se dirige vers une chaise en bois. Sur son parcours, elle heurte un bouclier de métal qui oscille.

Elle y croise son regard.

Un œil bleu sombre, un œil gris métallique.

Elle comprend alors que plus rien ne seras jamais comme avant.

Rafaela, s’assoit, les coudes sur les cuisses et la tête entre les mains. Le jeune rouquin, le nez en sang, s’approche précautionneusement et posa avec prudence une main sur son épaule.

« _ Bienvenue mademoiselle. Bienvenue chez vous. »
La jeune femme leva la tête et le fixa sans comprendre

« _ Les étoiles avaient prévu votre venue, vous êtes notre Héros… Valkyrie. »

Sur ses mots, il s’agenouilla.

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